Travail, grossesses et congé parental

Un thème commun et des témoignages individuels, qui se répondent, se complètent, se contredisent parfois. 
En ce moment, nous parlons de travail, et plus précisément de temps de travail. Travailler à temps plein, à temps partiel, prendre un congé parental ou non, choisir ou non de rester au foyer… Comment trouver l’équilibre entre épanouissement personnel, féminisme et contraintes ?

Travail et grossesse
J’ai trois enfants de moins de 10 ans. Je travaille dans un milieu très majoritairement féminin, je m’attendais à ce que mes grossesses ne posent pas trop de problèmes et, dans l’équipe en tout cas, ça a bien été le cas. La direction a été moins compréhensive ; aucun aménagement de mes tâches (j’ai pu compter sur mes collègues quand j’en avais besoin, heureusement) et demandes de justificatifs sans fin LA fois où j’ai dû aller à un rendez-vous de suivi sur mes heures de travail (c’est autorisé par la loi. D’après les secrétaires médicales à qui j’ai posé la question, la demande de justificatif reste très rare.)
Je suis partie en congé maternité sans savoir qui me remplacerait, donc sans pouvoir faire une quelconque passassion ; j’aurais préféré pouvoir aider à ce que les choses se passent bien pendant mon absence.
On m’a tout de même demandé de revenir pour fournir des formulaires que j’avais déjà donnés (et qui étaient disponibles sur le site de la CPAM) et on m’a demandé de révéler mes mots de passe de session et email (que j’ai refusé de communiquer, tous mes documents de travail étant par contre accessibles sans souci).

Congés parentaux
Pour chacun de mes enfants j’ai pris un congé parental : 6 mois pour les deux premiers, 1 an pour le troisième. Côté travail on m’a laissée tranquille. Je ne m’attendais pas au deuxième effet kiss cool du congé parental : l’isolement. Sans être très extravertie, j’ai besoin de communiquer avec des adultes dans la journée, ce qui est possible (et même indispensable dans mon cas) pendant une journée de travail.
Pendant un congé parental, par contre, si on n’a pas dans ses relations d’autres jeunes parents qui ne travaillent pas, on peut vite se retrouver seul. La journée, les autres travaillent, et le soir on n’a pas grand-chose à raconter qui peut facilement intéresser qui n’est pas passionné par les jeunes enfants. Cela peut même conduire à des tensions dans le couple, quand le parent qui ne travaille pas est assoiffé de contact humain le soir, alors que celui qui travaille voudrait juste être tranquille après sa journée de boulot.
Si c’était à refaire dans les mêmes conditions, je ferais le même choix. Je ne me sentais vraiment pas bien à l’idée de laisser mes enfants si jeunes toute la journée. Nous avons passé de très bons moments ensemble, conforté nos liens. Pour autant je pense que la famille dans sa globalité aurait bénéficié bien mieux de deux parents à mi-temps ; chaque parent aurait pu passer du temps avec ses enfants et exister en dehors du foyer, chaque enfant profiter de ses deux parents. Dans notre cas c’était infaisable financièrement (encore une bonne raison de lutter pour l’égalité des salaires).

Et la suite
La reprise du travail s’est faite sans trop de soucis les deux premières fois ; il faut aussi dire que nous avons eu la chance de trouver une assistante maternelle géniale avec qui le courant est si bien passé qu’elle nous a gardé une place pour chacun de nos enfants. Je travaillais déjà 4 jours par semaine, j’ai obtenu facilement que mon jour chômé soit le mercredi quand mon aîné est entré à l’école. Par contre la souplesse au jour le jour (poser une demi-journée pour un rendez-vous médical, quitter le travail pour récupérer un enfant malade) est impossible de mon côté ; heureusement, le travail de mon conjoint lui permet d’assurer ces cas spécifiques.

Georgia

 

Retrouvez les autres témoignages sur le sujet : 

Sacrip’Anne, Back to business

Véro : Construire un équilibre familial

Moineau : le père invisible

Fille d’Album : à temps partiel au boulot, à temps partiel à la maison

Leslie : chômage parental 

Odette : conciliation expérimentale

Madame Sioux : “je choisis ma liberté de freelance”

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