Back to business

Après une (trop) longue absence, le blog Maternités Féministes reprend ses publications en changeant de fonctionnement. Désormais, un thème commun et des témoignages individuels, qui se répondent, se complètent, se contredisent parfois. 
Et pour commencer, nous allons parler de travail, et plus précisément de temps de travail. Travailler à temps plein, à temps partiel, prendre un congé parental ou non, choisir ou non de rester au foyer… Comment trouver l’équilibre entre épanouissement personnel, féminisme et contraintes ?
On commence avec un texte de Sacrip’Anne.  

Pour mes deux enfants (distants de 8 ans l’un de l’autre), j’ai repris le travail après le congé maternité standard + 3 ou 4 semaines de congé.

Je suis passée pour un alien dans mon entreprise, d’ailleurs, j’ai été accueillie par des “déjà ?”
Pour autant je ne sais pas du tout si j’aurais pu encaisser un congé parental. J’ai adoré la toute petite enfance de mes enfants, mais c’est aussi un âge où on est vite enseveli par les besoins du bébé, où il est facile de s’oublier. Et aussi où les conversations adultes autour de sujet adultes peuvent nous manquer.
En tout état de cause, j’aurais pu, c’est assez commun dans mon entreprise, m’arrêter plus longtemps. Mais je ne voulais pas rester éloignée trop longtemps pour ne pas être trop pénalisée par mon absence longue. Financièrement ça n’aurait pas été simple non plus, d’ailleurs.
Par ailleurs j’avais des dossiers très intéressants à reprendre (et on m’a fait un accueil de retour génial, à l’époque), du coup c’était un vrai plaisir de renouer avec mon boulot. Et malheureusement, pas les moyens financiers de reprendre à temps partiel (et aussi : fort jugement en interne sur le sujet).
Du coup si je dois résumer : besoin d’épanouissement personnel (pro) directement lié à ma pratique du féminisme et impératifs économiques ont conduit mes choix. Avec la nette conscience du fait que je faisais “les moins graves” pour ma survie dans l’entreprise, ce qui n’est pas neutre…
Sacrip’Anne
Advertisements

6 thoughts on “Back to business

  1. Je suis curieuse d’avoir un peu plus de détail concernant le “fort jugement en interne” relatif au travail à temps partiel… C’est un sujet qui m’interpelle tout particulièrement : j’ai subi plusieurs allusions négatives quant à mon choix de ne pas travailler le mercredi. J’ai plusieurs amies qui ont également fait ce choix et au final, on est toutes d’accord pour dire qu’on ne travaille pas “moins” qu’un temps plein : on s’organise différemment et on est sûrement plus efficaces. Comment changer la perception négative que les hommes ont du temps partiel ?

    Like

  2. Bonjour Euphrosyne

    Alors je pense que malgré une population plutôt éduquée, on peut faire un beau tour du monde des clichés. De “elle n’est jamais là” (comprendre : absente un jour par semaine) à “elle n’est pas investie” (comprendre : elle souhaite voir ses enfants au lieu de les abandonner pour montrer son mérite et sa performance).

    J’ai une collègue à qui on a fait une pression de malade pour qu’elle revienne à plein temps, ça a d’ailleurs été la première pierre de son burn-out 😦

    Et globalement, les femmes qui prennent un temps partiel en retour de congé mat trouvent qu’elle travaillent autant (soit répartis sur moins de jour, soit en télétravaillant le jour off…)

    J’ajoute que les préjugés ne venaient pas tous des hommes…

    Like

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s