Pourquoi ce projet ?

En lançant ce projet, en rédigeant ensemble le manifeste, nous nous sommes interrogées sur ce qui a motivé chacune d’entre nous à participer à ce projet.

Les motivations sont multiples, mais ce qui a motivé la plupart des participantes, c’est l’idée qu’on se pose les mêmes questions et qu’il est important de partager nos réponses, nos solutions, nos difficultés aussi. “il y a aujourd’hui des tonnes de questions que je me pose et à propos desquelles j’ai envie de partager des réflexions” (Sacrip’Anne) “parce que ce projet, c’est des questions que je me pose tous les jours : “est-ce qu’avoir envie de prendre un congé parental ça fait de moi une anti-féministe?” “comment je fais pour apprendre à mon garçon la notion de consentement?” “et s’il veut faire de la danse classique, j’arriverai à le soutenir? et s’il ne veut pas, est-ce que c’est parce que je ne lui aurait pas proposé?” (Leslie), “Je me pose énormément de questions concernant l’éducation de mon fils. Je ressens le besoin de recueillir d’autres avis, de croiser mon expérience avec celle d’autres mamans, pour m’aider à construire mon propre modèle” (Elise), “parce que quand j’ai commencé à entrevoir les difficultés auxquelles mes filles allaient être confrontées j’aurais aimé pouvoir avoir accès aux expériences d’autres femmes pour avoir des idées et échanger” (Agia). “pour le partage d’expériences, de vécus, les solutions qu’on trouve au quotidien, les réflexions que d’autres peuvent avoir… Pour m’enrichir de tout cela.” (Lizly) “comment on fait, quels compromis on accepte, lesquels pas, comment on les explique (ou pas) aux enfants, quel fonctionnement on trouve, comment on met les autres à contribution, etc, ça me semble hyper précieux à partager” (Minka)

 

L’aspect concret du projet est mis en avant : “Je n’ai jamais écrit sur le féminisme, à part sur “mon féminisme à moi”, mes petites actions du quotidien en tant que maman. J’estime ne pas avoir assez de connaissances pour écrire de façon générale. La ce projet me parle car j’espère exprimer, de façon concrète, de quelle façon nous pouvons influer sur le quotidien pour plus d’égalité” (Noukapi). “Les travaux théoriques sur le féminisme sont nécessaires pour faire avancer les mentalités, mais je ne me sens pas dans la théorie. Devenir mère m’a projetée sur le terrain, dans l’action, dans la bouillasse. Il me faut des outils pratiques, réalistes, pour avancer au quotidien.” (Elise)

 

L’idée que nous pourrons nous inspirer des idées des autres, de nous entraider, est aussi centrale. “parce que c’est souvent dans les idées / pratiques des autres que j’ai trouvé des inspirations pour notre vie quotidienne” (Sacrip’Anne), “Mettre en avant le fait qu’on peut s’aider les unes les autres, en respectant les choix de chacune, et en échangeant sur nos convictions, mais aussi sur nos manières de faire, sur nos “trucs” du quotidien” (Fille d’Album).

C’est à partir de l’éducation que nous ferons évoluer la société, et donc que c’est en parlant de nos expériences respectives que nous pourrons avancer. “Je suis convaincue que l’évolution de la société passe avant tout par l’éducation de nos enfants, je souhaite que mes enfants grandissent sans être enfermés dans des clichés genrés. Quand j’ai vu l’intitulé du projet je me suis tout de suite dit “j’en suis !” (Moineau). “La société est de plus en plus “sexualisée’”. On “interdit” de plus en plus de choses aux enfants sous prétexte que ce n’est pas leur “genre”. Si on veut arriver un jour à l’égalité des sexes ça commence par l’éducation. Et puis c’est en parlant de nos expériences respectives que nous pourrons avancer” (Anne-Christelle)

 

Le concept du blog permet aussi de “proposer quelque chose de plus construit et de plus pérenne que des échanges sur twitter” (Fille d’Album) et de “rendre les femmes et mères visibles sur Internet, avec leurs différences et leur complexité” (Beha).

Véro souligne que “la maternité peut créer des formes de dépendance et des difficultés très concrètes à vivre librement comme femme ; parce que le lien mère-enfants, la répartition des tâches liées aux enfants etc., créent un contexte de forte culpabilisation pour une femme qui assume d’avoir une vie en dehors de ses enfants. Parce que, ne subissant pas concrètement de pression en ce sens – mari à temps partiel, faisant la cuisine-le ménage-les courses-les changements de couche quand les enfants en avaient encore – , je n’ai jamais réussi à totalement me libérer de cette idée que j’étais une “mauvaise mère”, et, partant, une “mauvaise femme”, voire une “mauvaise épouse” brimant son mari (qui pourtant hurle de rire à cette idée). Parce que je crois que c’est en concrétisant et en montrant “comment on fait” qu’on travaille le mieux à cette déculpabilisation.”

Et prendre la parole en tant que mère et féministe est important “Parce que les féministes “officielles” ne semblent jamais considérer la maternité comme un combat valable, voire même nient aux mères tout droit à être féministes. Parce qu’être mère ne fait pas de nous des “sous-féministes” !” (AgatheTournesoleil)

Si vous voulez retrouver l’ensemble des échanges, c’est ici.

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